 |
| Madre Fundadora |
 |
Registrado: 17 Feb 2008 20:47 Mensajes: 18584
|
Fantásticas las nuevas imágenes, Orly  Acerca de la muerte prematura de María de Morny, condesa de La Corzana, algunas veces lamento muchísimo que Ana de Sagrera muestre una absoluta delicadeza cuando surgen ciertas cuestiones. Supongo que la señora Sagrera no desea en absoluto dar pábulo a curiosidades morbosas. Lo que ocurre es que a veces son casi inevitables. He visto un breve publicado en un periódico francés del día 27 de junio, es decir, al día siguiente. Lo he encontrado de pura chiripa, revisando Gallica. Más o menos: Charlotte Louise Marie Eugénie de Morny, comtesse de Corzana, fitteule de Napoléon II et de l'impératrice Eugénie, est morte hier, à six heures du soir. Née le i() janvier 1858, elle avait vingt- quatre ans.
Quel bel âge pour vivre!
Elle est morte à vingt-quatre ans, comme Henriette-Anne d'Angleterre, belle-sœur de Louis XIV, sur la tombe de laquelle Bossuet s'écria d'une voix qui retentit à travers les siècles Madame se meurt; Madame est morte »
Ils sont terribles ces coups de foudre de la mort dans un ciel serein.
Depuis trois ou quatre jours à peine, la comtesse de la Corzana était souffrante. On la croyait indisposée légèrement. La dernière fois qu'elle sortît, ce fut pour al- ler chez le grand couturier de la rue de la Paix faire ses commandes de saison. En rentrant, elle se trouve moins bien qu'à l'ordinaire. Elle se met au lit, comptant que le lendemain <: il n'y paraîtrait plus ». Le lendemain, c'était avant-hier, elle se sentit encore mal à son aise. Rien de grave pourtant; une teinte jaunâtre sur la peau, par places. On crut à une innocente jau- nisse. Mme la marquise douairière de la Valette, qui, en sa qualité de veuve du tu- teur des enfants du duc de Morny, est un peu pour eux une seconde mère, vint voir la jeune comtesse, et complètement rassu- rée, se rendit à Versailles, en la quittant. Elle ne devait plus la revoir vivante. Ce livre de la vie que la jeune femme avait à peine entr'ouvert et dont elle ne connaissait guère que les pages riantes, puisqu'elle avait sept ans quand elle perdit son père, s'est fermé pour elle, comme elle eût elle-même fermé son porte-cartes après en avoir tiré le carré de vélin qu'on ¡' laisse à la porte des personnes à qui l'on rend visite sans les trouver.
C'est donc cela, la vie! C'est cela, la jeunesse, la fortune, la grâce, la beauté, le bonheur tout ce qu'on envie, c'est cela une plume que la moindre brise emporte.
Elle était mère, cette enfant. De son ma- riage avec le comte de la Corzana, un ravis- sant bébé, qui a vingt ans de moins que sa mère, était né au milieu des douceurs ¡ de I) lune de miel. M. de la Corzana, °, à peine de deux ou trois ans plus âgé que, celle qu'il pleure à présent, et qui vient d'exhaler son dernier soupir dans ses bras
est le neveu du duc de Sesto et l'héritier, dans l'avenir, de sa fortune et de ses ti- tres.
La comtesse la Corzana était l'aînée des enfants de ce brilla.nt et profond duc de Morny, décédé le.io mars t86~.
Elle habitait avec son mari le premier étage de l'hôtel de sa mère, Mme la du- chesse de Sesto, 15, rue de Lapérouse. De tout point, excellente et exquise «: C'est le premier chagrin qu'elle m'ait don- né, pourrait dire d'elle la pauvre duchesse brisée par cette séparation. Le jeune due de Morny est anéanti la jeune marquise de Belbœuf a senti dans son propre cœur le froid de la mort fraternelle.
Songez donc vendredi matin, elle était à cheval, au bois de Boulogne. Au cours de cette promenade, elle éprouva pour la première fois elle n'aurait su dire quoi. Pourtant le docteur Chéreau fut appelé. Lundi, le marquis et la marquise de Bel- bœuf allèrent passer la journée, sans le moindre souci, à leur château de Belbœuf, près de Rouen. Le duc de Morny, après avoir embrassé sa sœur, alla tranquille-. ment faire une partie de crocket, avenue de Marigny, chez un ami.
Tout le monde a cru que ce n'était rien, et c'était la mort de cette charmante jeune femme, si briDante dans le monde, si ai- mable et si bonne à son foyer, si graciense toujours. Combien s'est-il écoulé de jours depuis son succès au bal de Mme la vicom- tesse deCourval?
Hélas! la valse s'est changée en marche funèbre et la valseuse a revêtu son dernier costume: !e linceul. EUe va entrer dans l'é- galité souterraine de la tombe, cette enviée, et il ne restera plus d'elle ici-bas qu'un souvenir, un parfum, une longue chevelure blonde qu'un jeune homme en deuil bai- gnera de ses larmes, en invoquant la mère de son petit Pepito. He suprimido sólo algún párrafo de prosa decimonónica recordando que la joven era hija del excelente Morny con Sophie princesa Troubetzkoi. Los párrafos esenciales los he reproducido tal cual. Los que entendáis francés, ya lo habréis pillado. Para los que no entendáis francés, el periódico ofrece una versión melodramática de la muerte inesperada de la condesa de la Corzana, tan joven y tan hermosa, sin ni siquiera sugerir que se deba a un suicidio. Simplemente, se nos cuenta que llevaba unos días "souffrante" y que se la creía ligeramente indispuesta. La había visitado la queridísima marquesa de La Valette, una especie de segunda madre para los chicos Morny. También la había visitado su hermano Charles duque de Morny y su hermana Missy marquesa de Balbeuf. El periódico transmite la impresión de que todos habían juzgado "una nadería" la enfermedad de María, ya que la marquesa de La Vallete enseguida regresó a Versailles, dónde tenía un palacete; Missy se había largado en un plis plas al château Balbeuf cerca de Rouen y Charles duque de Morny no había querido dejar de asistir a un partido de cricket. Total, que el periódico presenta las cosas de forma un tanto misteriosa...diciendo que estaba "mal", pero desde luego no enferma al punto de que sus parientes creyesen que requería atención. Y, de pronto, la muerte, así, sin más. Una muerte que deja desconsolados a Sophie, a José Ramón, a Charles, a Serge, a Missy...a todos los allegados, según el artículo, que se permite añadir una llamada de atención acerca de que el vals de la juventud y la hermosura ha derivado en una marcha fúnebre, como alertando a los lectores de cuán cerca puede estar la muerte incluso si la creemos lejos. Lo que sí especifíca Sagrera es que la muerte de María suscitó reacciones dispares en Sophie y Pepe. Pepe, al parecer, achacó la responsabilidad a su sobrino José Ramón; sabía que su sobrino era un tipo muy simpático, con un pasmoso don de gentes, pero poco maduro y bastante tarambana. Da la impresión -ojo, es una impresión- de que Pepe creyese que si José Ramón hubiese puesto más atención en su esposa, una criatura emocional y variable en extremo, se hubiera podido evitar ¿la depresión? que había hecho mella en María de Morny. En cambio, hay que decir que Sophie NO atribuyó ninguna culpa a José Ramón. Quizá Sophie había sido siempre consciente de la inestabilidad mental de su hija, de cierta tendencia innata a la melancolía enfermiza, esa que puede llevar a la depresión. En realidad, no lo sé. Pero sí es verdad que, tras las exequias de María, Sophie enseguida abandonó París para marcharse a la villa de Deauville con José Ramón y Pepito, en quien se volcó por entero. Pronto, la gran preocupación de Sophie sería encontrar una segunda esposa para el viudo que sirviese de cariñosa madrastra al nieto. Las convenciones sociales estipulaban un período de luto tras una repentina viudedad, pero Sophie enseguida tuvo claro quien deseaba que fuese la nueva condesa de la Corzana. Sin conocer mejor los intríngulis de la familia, no puedo ni siquiera proporcionar una hipótesis fiable sobre las razones que movieron a José Ramón a plegarse de manera automática a los designios de su tía política y suegra Sophie. Probablemente, José Ramón confiase en que nadie íba a escogerle mujer con más tiento que Sophia, porque esa señora representaría un papel significativo en la vida del pequeño Pepito. También cabe la posibilidad de que José Ramón no se sintiese enteramente libre de culpa por la trágica desaparición de María y quisiese compensar en cierto modo tanto a su tío Pepe como a su tía-suegra Sophie contrayendo nupcias con quien se le señalase. A saber...
|
|